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Energie : comment EDF, Areva, Total, GDF doivent se redéfinir ?

Le 27 octobre 2014

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Au moment où Ségolène Royal fait adopter sa loi par le Parlement, les quatre acteurs français les plus importants du secteur changent de têtes, dans une filière à reconstruire.

C’est au moment du vote de la loi sur la transition énergétique que la question des successions à la tête des principaux acteurs français de l’énergie est posée. La situation est inédite; elle était également imprévisible. Elle prédispose à rebattre les cartes dans le secteur de l’énergie en France.


Energie : comment EDF, Areva, Total, GDF doivent se redéfinir ?

Partie 1 EDF, un rôle et des objectifs à redéfinir
Partie 2 Pour Areva, retrouver l’esprit d’équipe
Partie 3 Total et la quête de diversification
Partie 4 GDF Suez, incontournable dans la transition énergétique

Seul le remplacement d’Henri Proglio, arrivant en fin de mandat à la tête d’EDF, pouvait être anticipé. Il aurait pu être reconduit, disposant de solides appuis dans le secteur et de réseaux de relations très denses dans les cercles politiques, à gauche comme à droite.


Toutefois, il avait été nommé par Nicolas Sarkozy dont il s’était montré proche, ce qui hypothéquait sa reconduction. En outre, âgé de 65 ans, il n’aurait pu finir ce second mandat en raison de la limite d’âge fixée à 68 ans. Malgré tout, il avait des soutiens jusqu’au sein de Matignon.


Mais sa rigidité l’a desservi au moment où la filière électro-nucléaire française doit être réorganisée. L’Elysée n’a pas voulu prendre le risque de laisser un patron «bunkeriser» cette filière et perdre toute forme de  contrôle au moment où, précisément, une transition énergétique doit être amorcée, et menée sous l’égide du politique, avec Ségolène Royal en femme-orchestre.


Les engagements de François Hollande pour réduire la place du nucléaire de 75% à 50% dans le bouquet énergétique français à horizon 2025 impliquent une nouvelle approche des objectifs d’EDF. Et, pour les définir, de nouveaux décideurs.


Jean-Bernard Lévy, qui prend la tête d’EDF, n’est pas un homme du sérail de l’énergie. Sa nomination à EDF n’est pas politique: avant d’assumer des postes de direction chez Matra et Vivendi, il est passé par le cabinet ministériel des Postes et Télécommunications au côté de… Gérard Longuet. Aux antipodes de la gauche.


Mais Jean-Bernard Lévy, pragmatique, est un gestionnaire de caractère qui, même s’il n’a passé que deux ans à la tête de Thales, a «pacifié» l’entreprise en perte de repères. C’est à lui qu’il incombera de trouver les moyens d’atteindre de nouveaux équilibres.


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