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Le plan de relance autoroutier toujours en attente

Le 19 novembre 2013

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Il devait aboutir le mois dernier. Finalement, les discussions entre Etat et concessionnaires autoroutiers se poursuivent pour parvenir à un accord gagnant-gagnant.


Le plan de relance autoroutier toujours en attente

Partie 1 Tout le monde est en attente

Pour le moment, tout le monde est en attente. Du côté de l’Etat comme du côté des exploitants d’autoroutes, l’heure est toujours aux négociations. Personne ne veut prendre des risques sur la suite des événements et s’engager sur les éventuelles conséquences. La patience prévaut donc. Les enjeux sont en effet colossaux dans cette affaire. Depuis la fin de l’année 2012, les discussions s’éternisent. Frédéric Cuvillier, ministre des Transports, avait indiqué en début d’année vouloir signer très rapidement un plan avec deux à trois milliards d’euros d’investissement. Pour les concessionnaires d’autoroute, la situation est claire. Ces derniers s’occupent déjà de près de 9 000 km d’autoroutes, le réseau le plus important en Europe. Ils attendent avant tout un allongement des la durée de concession. Mais les enjeux environnementaux d’aujourd’hui viennent s’immiscer dans les négociations, le gouvernement souhaitant améliorer les infrastructures. Le mois dernier, le plan devait être signé, mais finalement, rien n’est encore fait. Tout le monde annonce pourtant une signature imminente. Qui se fait encore attendre.


Plus de trois milliards d’investissements


En 2010, déjà, le gouvernement avait déjà réalisé un premier plan. Avec un milliard d’euros à la clé d’investissement pour Vinci et Abertis, le groupe Eiffage, propriétaire notamment des Autoroutes Paris Rhin Rhône, avait été le seul à ne pas faire cet effort. Pour les deux autres concessionnaires, cela s’était soldé par une année de concession supplémentaire accordée par l’Etat. Avec ce nouveau plan, les investissements se monteraient à plus de trois milliards d’euros répartis entre les trois concessionnaires. Ils gagneraient donc chacun des années de concession supplémentaires, alors que la fin était programmée entre 2020 et 2030. Mais surtout, cela permettrait la création d’environ 15 000 emplois. Dans un contexte économique de crise, le gouvernement ne peut pas se permettre de rater une telle opportunité. Le but serait de construire des petites sections d’autoroute reliant deux autoroutes plus importantes. Pour la FNTP, ce plan arrive au bon moment puisque de nombreux chantiers  de travaux publics, dont la liaison du TGV Tour-Bordeaux, sont sur le point de voir leur effectif décroître. A cela s’ajoute un accord réalisé entre la FNTP et l’Association française des sociétés d’autoroute (Afsa) prévoyant que  55 % du montant des investissements reviendraient à des entreprises non affiliées aux concessionnaires. Cela permettrait à des PME du secteur de bénéficier d’un peu de travail en ces temps difficiles. Reste désormais à attendre le feu vert de Bruxelles. Il faudra pour cela patienter jusqu’à la fin des négociations.


Mathieu Liénard


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