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Pour Vinci, la LGV Tours-Bordeaux est déjà en faillite

Le 19 octobre 2015

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Lisea, la filiale de Vinci qui doit exploiter le tronçon Tours-Bordeaux tire la sonnette d'alarme. Elle ne serait plus en mesure de payer ses fournisseurs. La LGV Tours Bordeaux est-elle en faillite avant même d’avoir démarré ?


Pour Vinci, la LGV Tours-Bordeaux est déjà en faillite

Partie 1 Un courrier pour demander l'aide de l'Etat

Dans son courrier du 8 octobre adressé au gouvernement, Laurent Cavrois,  le président du consortium Lisea chargé de l’exploitation de la LGV, lance un véritable appel à l'aide. Selon le magazine Challenges, la société exploitante assure que sans intervention de l’Etat, la société Lisea sera très prochainement en situation de défaut vis-à-vis de ses prêteurs.


Dans cette lettre Laurent Cavrois ne lésine pas sur les termes, il évoque la "cessation de paiement" et un "scénario catastrophe". Il évoque le risque que les banques se montrent hostiles à un "nouveau tirage sur la dette, pourtant nécessaire dès la fin du mois d’octobre pour assurer le paiement à bonne date du constructeur".


L'engagement de la SNCF est mis en cause​


Il y aurait donc un déséquilibre financier entre le coût de fonctionnement de la ligne à grande vitesse qui doit relier Bordeaux à Paris en 2H05 à partir de 2017 et le nombre d'allers-retours quotidiens proposés par la SNCF. Pour chaque aller-retour, Lisea, l'exploitant fait payer un "péage" à la compagnie ferroviaire.  
Le nombre de trains proposé par la SNCF sur cette future ligne, à savoir 15 par jours ne permettraient pas de couvrir les frais de fonctionnement.


Une négociation bras de fer


La société exploitante Liséa réclame l'arbitrage de l'Etat. Pour atteindre l'équilibre financier, la SNCF devrait porter son trafic à 19 allers-retours quotidien. Laurent Cavrois attend donc que le gouvernement fasse pression sur la SNCF.
La compagnie ferroviaire rechigne à augmenter son trafic sur cette ligne Paris-Bordeaux de peur de ne pas remplir ses trains. De plus, le tarif du péage serait 2,5 fois plus élevé que sur la ligne entre Paris et Lyon qui compte 22 allers-retours par jour.


Alain Rousset, Alain Juppé qui militent pour une véritable "navette" entre Bordeaux et Paris ou encore Jean-Pierre Raffarin, les responsables politique vont devoir poursuivre leur mobilisation en cette période de grande négociation à quelques mois de la fin des travaux.


Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr


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