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RésO-PE donne toute sa place aux réseaux en polyéthylène

Le 01 octobre 2012

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L’association RésO-PE organise le 4 octobre une journée d’informations à Orléans sur le polyéthylène et les avantages de ce matériau dans les réseaux.


RésO-PE donne toute sa place aux réseaux en polyéthylène

Partie 1 La journée d'information du 4 octobre
Partie 2 Le polyéthylène mis en réseau

Le mot revient souvent dans les propos de Benoît Dorsemaine. Pour le directeur général de RésO-PE, la communication reste l’élément essentiel pour faire connaître la filière des professionnels des réseaux en polyéthylène. Le même objectif est mis sur le site Internet de cette association pluridisciplinaire. Elle regroupe aujourd’hui sept sociétés comme Polypipe ou Socotub, spécialisées dans cette technologie d’avenir et fabricants de raccords par exemple. « Nous devons faire connaître ces réseaux et les matières premières utilisées pour fabriquer des tubes polyéthylène », explique le directeur général de l’association. Le but est d’offrir une vision globale du polyéthylène et de sortir des clichés qui ont parfois la vie dure sur un matériau peu connu et pourtant déjà très utilisé, surtout dans les réseaux d’eau potable ou de gaz. Cet esprit anime l’association depuis son lancement, il y a deux ans, lorsque quatre des principaux acteurs des réseaux polyéthylène se sont regroupés pour lancer RésO-PE.


La journée d’informations du 4 octobre à Orléans sera consacrée dans sa matinée à présenter cette vision globale des réseaux en polyéthylène avec les différents avantages de ceux-ci. Cette première partie de la manifestation sera rythmée par des témoignages d’utilisateurs. L’après-midi sera plus technique. « Il y aura une démonstration d’un assemblage sur une grosse section avec un tube de diamètre 800 », précise Benoît Dorsemaine. Il sera aussi question des différents raccordements comme les raccords électrosoudables ou la soudure bout-à-bout. Différents équipements et machines seront aussi mise en branle. Là encore, « des témoignages sur les différents types de pose », indique-t-il. Il sera question des techniques de pose de tuyaux en polyéthylène sans tranchées, mises en œuvre par la société Axéo. D’autres témoignages viendront mettre en lumière la sécurité que procure l’installation de ce type de réseaux. « Aujourd’hui, nous avons des techniques qui permettent de percer sans faire de dégâts, de connaître la position des tuyaux et ce qui circule dedans », ajoute-t-il. Des sociétés de détection seront présentes pour l’évoquer devant les participants. Il s’agira aussi de montrer les limites de ces réseaux qui possèdent, comme les réseaux en fonte ou en PVC, des inconvénients. « Les raccords mécaniques ne sont pas toujours la bonne technique. Pour poser du PE, il y a une technique particulière », note-t-il.


La promotion des réseaux polyéthylène restera au cœur des différentes animations. Transformateurs, fabricants, poseurs auront en charge de les mettre en avant. « Les réseaux en polyéthylène sont méconnus. Leur jeunesse fait qu’il y a une méconnaissance de ce secteur », assure Benoît Dorsemaine, alors même que le PE a gagné de grosses parts de marché sur le transport du gaz. « Les tubes en polyéthylènes sont majoritaires sur ce marché », souligne Marc Lesage, membre de l’association, car il assure une meilleure étanchéité que des réseaux d’autres types. Mais l’association doit continuer à œuvrer face à des concurrents plus connus et mieux armés dans le domaine de la promotion. « Nous avons créé un site Internet, distribué des plaquettes, réalisé un système de veille et un guide en ligne adapté aux différents publics. Il s’agit de présenter la même information mais adapté à chacun », soutient le directeur général de RésO-PE. Ce manque de promotion était la lacune la plus importante pointée par les fabricants de tube. Régulièrement, il faut que l’association démontre que, dans certaines situations, un réseau en polyéthylène se révèle plus pertinent qu’un réseau dans un autre matériel. L’association met en avant les qualités naturelles d’un réseau réalisé avec des tubes en polyéthylène et, en premier lieu, un nombre réduit de raccords pour le réaliser. « Les taux de fuite dans les tubes en polyéthylène n’ont rien à voir avec les autres réseaux », constate Benoît Dorsemaine. Sur le réseau d’eau potable français, près de 41 % de l’eau se perd dans des fuites. Cela représente près de 38 000 litres d’eau à la seconde. Les réseaux en polyéthylène ont une carte à jouer.


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