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Alain Grizaud, 1er canalisateur de France

Le 19 février 2013

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Portrait d'Alain Grizaud, Président de Canalisateurs de France...


Alain Grizaud, 1er canalisateur de France

Partie 1 Qui est Alain Grizaud ?

Le Président de Canalisateurs de France, élu en juin dernier, est avant tout un chef d’entreprise, issu de trois générations d’entrepreneurs de la région toulousaine. 


A son tour, il poursuit l’histoire familiale en dirigeant, avec son fils Florent, Exellis Investissement, un groupe de PME spécialisé dans les canalisations et les réparations d’ouvrages d’art.


Rétrospective


Outre son métier de chef d’entreprise, il s’est investi au fil des années dans le monde associatif des travaux publics.


Membre du syndicat Canalisateurs de France depuis les années 80, délégué régional puis membre de la commission « relations institutionnelles » depuis 2006, administrateur depuis 2009, il est aussi Président de la section TP de Tarn-et-Garonne depuis 2005, Vice-président de la FRTP Midi-Pyrénées depuis 2006 et administrateur de la FNTP.


Afin de gérer ces multiples responsabilités, et faire profiter ces différentes instances associatives de son expérience, Alain Grizaud a su s’entourer et travailler avec ses pairs.


Succédant, à la tête de Canalisateurs de France,  à Jacques Dolmazon, avec qui il travaillait « de façon très étroite », ce passionné de réseaux s’est fixé de très clairs objectifs pour son mandat. Continuer à assurer les missions de Canalisateurs de France que sont l’assistance aux entreprises adhérentes durement frappées par la crise, et la promotion du label Canalisateurs de France. Mais aussi investir dans l’avenir en favorisant l’entretien du patrimoine, principalement en fédérant les différents acteurs de l’eau.


Rôle dans la réforme eau


En tant qu’administrateur de Canalisateurs de France, Alain Grizaud a joué un rôle important dans l’élaboration du décret du 27 janvier 2012 relatif aux réseaux d’eau.


Cette nouvelle réglementation impose aux collectivités territoriales d’établir l’inventaire de leurs réseaux d’eau potable et d’assainissement, et, au besoin, de mettre sur pied un plan d’actions pour améliorer leur rendement. Les collectivités gestionnaires de réseaux sont effet tenues d’atteindre des seuils minimaux de rendement de 85% pour les zones urbaines et 65% pour les zones rurales, sans quoi un plan d’action doit être engagé.


Pour Alain Grizaud, cette réforme est essentielle car elle permettra de « préparer le renouvellement des réseaux pour les livrer en bon état aux générations futures ». Or, ajoute-t-il, « au taux de renouvellement annuel actuel de 0.6% (contre 3.6% en Allemagne par exemple), il faudrait 170 ans pour renouveler les canalisations d’eau, dont la durée de vie ne devrait pas dépasser 70 à 80 ans ».


On pourrait penser que dans le contexte actuel de crise économique, le financement de ce plan d’entretien et de renouvellement des réseaux sera difficile.


Pourtant, selon le Président de Canalisateurs de France, ce plan est finançable. «  Rappelons que l’’eau paie l’eau, dit-il. C’est-à-dire que les budgets « eau » sont indépendants.  En outre, à qualité de service égale, le prix de l’eau en France est l’un des plus bas d’Europe, donc il y a une petite marge de manœuvre sur les coûts, mais il faudra pour cela une prise de conscience des consommateurs ».


Cette prise de conscience doit aussi se faire en amont. C’est pourquoi Alain Grizaud veille à ce que Canalisateurs de France continue à travailler avec tous les acteurs de l’eau (AMF, SPEE, FDEI, Syntec Ingénieries) pour que tous s’approprient ce texte. Un petit guide à l’attention des collectivités sera spécialement édité pour leur expliquer le décret et la nécessité d’adopter une démarche proactive quant à l’entretien et au renouvellement du patrimoine.


Gageons que grâce à son engagement dans le milieu associatif des travaux publics, Alain Grizaud contribuera à créer la prise de conscience et la synergie des acteurs de l’eau, toutes deux indispensables à la pérennité des réseaux.


Vincent Robin


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