Electricité

la Vie des Réseaux  > Electricité > Électricité : la France devrait être exportatrice cet hiver

Électricité : la France devrait être exportatrice cet hiver

Le 12 novembre 2014

envoyer imprimer

L’Hexagone disposera de marges confortables, même en cas de grand froid. La situation devrait par contre être tendue en Belgique en Grande-Bretagne.


Électricité : la France devrait être exportatrice cet hiver

Partie 1 Électricité : la France devrait être exportatrice cet hiver

Les Français pourront s’éclairer et se chauffer sans craindre de pénurie cet hiver : les marges seront confortables, même en cas de grand froid, estime le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE. « Si l’hiver est normal, nous serons potentiellement exportateurs l’essentiel du temps », a expliqué vendredi le président du directoire de RTE, Dominique Maillard.


La disponibilité du parc de production sera pourtant érodée, en raison de l’arrêt ou de la maintenance de centrales thermiques et nucléaires, mais « le développement continu des énergies renouvelables permet d’amortir la baisse observée », note RTE. La consommation devrait en outre rester stable par rapport à l’an dernier, même si RTE constate un écart croissant entre période creuse (l’après-midi) et période de pointe (à 19 heures et, dans une moindre mesure, de 8h à 14h).


Exportations


La France pourra ainsi, dans des conditions climatiques normales, exporter vers la Belgique, qui s’apprête à souffrir d’ un fort déficit d’approvisionnement en raison de l’arrêt de trois réacteurs nucléaires . La situation pourrait aussi être tendue en Grande-Bretagne, où après un incident sur l’un d’eux. EDF a toutefois indiqué la semaine dernière que les quatre réacteurs concernés redémarreraient d’ici fin décembre. L’ensemble de ces échanges dépendront aussi des conditions de marché sur le prix de gros de l’électricité.


S’il fait froid comme en 2012, ce qui correspondrait à une occurrence tous les vingt ans, « cela restera compatible avec les capacités d’importation du réseau électrique français », note RTE, y compris en tenant compte de la situation belge qui sera incapable d’exporter cet hiver. La France serait alors importatrice nette, de début janvier à fin février.


Avec des températures inférieures de 6 à 8 degrés aux normales saisonnières, le besoin d’importation est évalué à 4.300 MW, contre une capacité d’importation physique de la France de 9.800 MW. En cas de grand froid, la capacité des pays voisins à exporter vers la France serait toutefois limitée, même si les situations varient d’un pays à l’autre : la pointe de consommation le soir est ainsi un peu plus tardive en France que chez certains pays limitrophes, tandis que le reste de l’Europe est moins « thermo-sensible » que la France, où 30 % des foyers se chauffent à l’électricité.


Pour la France, cet hiver sera tout de même le dernier vraiment confortable. En septembre, RTE avait pointé un déséquilibre entre l’offre et la demande à compter de l’an prochain , à hauteur de 900 MW en 2015-2016 puis à hauteur de 2.000 MW l’hiver suivant. Tout en estimant avoir « une panoplie de moyens » pour assurer l’équilibre. RTE attend toutefois la publication des textes régissant le futur marche de capacité, censé renforcer la sécurité d’approvisionnement d’ici deux ans.


Source : www.lesechos.fr


remonter Remonter