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Un virus pour paralyser les réseaux électriques

Le 14 juin 2017

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Des experts américains et européens ont annoncé lundi la découverte d’un logiciel malveillant qui permettrait de paralyser un réseau électrique à distance.


Un virus pour paralyser les réseaux électriques

Partie 1 Un virus pour analyser les réseaux électriques

Ce logiciel pourrait être responsable de la panne survenue l’an dernier à Kiev, en Ukraine.


Deux firmes de sécurité informatique, la Slovaque ESET et l’Américaine Dragos, ont expliqué lundi que ce logiciel malveillant est capable de contrôler les disjoncteurs, les relais de protection et les commutateurs — un scénario cauchemardesque pour les responsables.


«Le matériel industriel avec lequel communique ce logiciel malveillant est utilisé dans des infrastructures critiques à travers le monde», a prévenu Robert Lipovsky, de la firme ESET.


Les dirigeants considèrent depuis longtemps que les logiciels malveillants capables de saboter les systèmes industriels comptent parmi les pires menaces, en raison des dommages inimaginables qui pourraient être causés à distance par le biais d’internet.


Les chercheurs n’ont pas explicitement affirmé que ce logiciel est responsable de la panne de Kiev, le 17 décembre 2016. Cette panne pourrait avoir été causée par un virus apparenté à Stuxnet, un logiciel malveillant découvert en 2010 qui avait apparemment été conçu pour saboter le programme nucléaire iranien en envoyant ses centrifugeuses hors de contrôle.


Les experts d’ESET et de Dragos ont expliqué que le logiciel malveillant communiquait directement avec les systèmes de contrôle industriels, éteignant et allumant les disjoncteurs avant de détruire des données pour effacer ses traces.


Le niveau d’expertise nécessaire pour développer un tel logiciel permet de croire qu’il est l’oeuvre d’experts qui disposaient des ressources nécessaires pour le tester en laboratoire, selon le rapport des deux firmes.


L’attaque ukrainienne de 2016 n’a eu qu’un impact modeste et pourrait avoir eu comme objectif de tester le logiciel.


source : www.journalmetro.com  



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