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Gazoduc South Stream : pourquoi la Russie a décidé de jeter l’éponge ?

Le 08 décembre 2014

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C’était l’un des projets structurants dans le secteur de l’énergie en Europe. Mais aussi une source de conflit depuis des années entre Bruxelles et Moscou. « South Stream, c’est terminé », a déclaré lundi 1er décembre le PDG de Gazprom, Alexeï Miller, au cours de la visite de Vladimir Poutine en Turquie, confirmant l’annonce faite peu avant par le président russe lors d’une conférence de presse avec son homologue turc, Recep Tayyep Erdogan.

Interrogé mardi par Le Monde, un porte-parole de la commission européenne refusait cependant de dire si le projet South Stream était mort ou vif : « on est en train d’analyser la situation » déclarait-il, en continuant à soutenir que ce « gazoduc doit être construit et opéré dans le respect de la législation européenne ».


Gazoduc South Stream : pourquoi la Russie a décidé de jeter l’éponge ?

Partie 1 Les acteurs du projet South Stream
Partie 2 Les raisons de l’abandon
Partie 3 Les conséquences pour l’Europe
Partie 4 L’impact pour Gazprom
Partie 5 Faut-il croire à une relance de Nabucco ?

Long de 3 600 kilomètres et alimenté par du gaz de Sibérie, ce pipeline contournant l’Ukraine devait fournir jusqu’à 63 milliards de mètres cubes par an aux pays européens grâce à deux branches, l’une vers l’Autriche, l’autre vers les Balkans et l’Italie. Outre Gazprom (50 %), plusieurs groupes d’énergie étaient associés, notamment au chantier du tronçon sous-marin dont le coût était estimé à 10 milliards d’euros (sur un total de 17 milliards d’euros) : la compagnie pétrolière italienne ENI à l’origine du projet (20 %), l’électricien français EDF (15 %) et l’allemand Wintershall (15 %), filiale du groupe chimique BASF.


Lancé par Vladimir Poutine dès 2007 avec le soutien de son « ami » italien Silvio Berlusconi, South Stream devait entrer en service en 2016 et atteindre sa pleine capacité en 2018. Dès le départ, il s’agissait d’un projet très politique puisqu’il avait été conçu pour dissuader l’UE de mener à bien son propre projet.


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