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Le gaz bientôt incontournable sur la scène énergétique mondiale

Le 11 mai 2015

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Paris est bientôt l'hôte du Congrès mondial du gaz. Cet événement permet à l'Union internationale du gaz (UIG), en charge de l'organisation, de montrer à quel point cette ressource fossile va monter en puissance au cours des prochaines années.


Le gaz bientôt incontournable sur la scène énergétique mondiale

Partie 1 L'importance du gaz

Dans moins d'un mois, Paris accueillera le Congrès mondial du gaz. Une manifestation de grande envergure avec plus de 300 exposants, 3000 délégués internationaux et 80 pays représentés. De l'avis de l'Union internationale du gaz (UIG), en charge de l'organisation, «une opportunité unique pour aborder les principaux défis du gaz et les opportunités auxquelles doit faire face le secteur, qu'il s'agisse du mix énergétique mondial ou des enjeux sociaux et économiques».


En attendant ce rendez-vous, Jérôme Ferrier, le président de l'UIG, a tenu à rappeler mardi que le gaz était la seule énergie fossile en progression dans le mix énergétique d'ici 2040. En effet, tandis que le gaz répond aujourd'hui à 21% de la demande mondiale d'énergie primaire, il va grimper jusqu'à 24%. Dans le même temps, le pétrole va chuter de 31 à 26% et le charbon de 29 à 24%.


Chine, Inde, Afrique et Amérique latine vont tirer la demande


«Il n'est pas question, à travers la montée en puissance du gaz, de contester l'essor des énergies renouvelables, poursuit Jérôme Ferrier, au contraire même, les énergies vertes sont une excellente chose mais encore faut-il que leur coût soit acceptable pour l'ensemble des acteurs. Par ailleurs, le renouvelable pose également la problématique de l'intermittence, or le gaz est bien placé pour répondre vite et bien aux variations brutales de la demande d'énergie.»


Une analyse géographique montre que la Chine, l'Inde, l'Afrique et l'Amérique latine vont tirer cette demande de gaz au cours des vingt-cinq prochaines années. «Actuellement, c'est la Chine qui pilote ce mouvement, avec une croissance moyenne annuelle de 5,2% de la consommation gazière, résume Jérôme Ferrier. L'Inde arrive plus loin mais elle ne va pas tarder à monter en puissance, sachant que ce pays colle souvent à la Chine avec quinze ans de retard.»


L'Europe aura du mal à s'affranchir de sa dépendance au gaz russe


Le président de l'UIG insiste également sur l'abondance des réserves gazières mondiale, qu'il s'agisse de gaz conventionnel ou de gaz non conventionnel. Pour le conventionnel, quatre pays détiennent plus de 50% des réserves mondiales. Il s'agit de l'Iran, de la Russie, du Qatar et du Turkménistan. Pour le «non conventionnel», un quatuor constitué de la Chine, l'Argentine, l'Algérie et les États-Unis détient environ 45%. «Cette association du conventionnel et du non-conventionnel est une chance pour les pays consommateurs, souligne Jérôme Ferrier, elle leur permet en particulier de diversifier leurs sources d'approvisionnement.»


Enfin, le président de l'UIG témoigne, s'il en était encore besoin, que l'Europe aura bien du mal à s'affranchir de sa dépendance au gaz russe. La Russie, qui est déjà le premier fournisseur de gaz pour le Vieux Continent, avec plus de 160 milliards de mètres cubes exportés par an, va voir la barre des 200 milliards franchie en 2030. Certes, l'Algérie et la Norvège resteront des partenaires importants à cette échéance, mais loin derrière la Russie.


Source : www.lefigaro.fr


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