Engie et un investisseur vont acheter des gazoducs

Le 08 avril 2019


L’opération doit désormais obtenir l’aval des organismes de gouvernance du groupe brésilien et des autorités de régulation




Engie va accroître sa présence au Brésil. Près de neuf mois après la suspension des négociations par la justice brésilienne, Petrobras a accepté une offre d’achat de 8,6 milliards de dollars pour l’un de ses réseaux de gazoducs de la part d’un consortium d’investisseurs composé de l’électricien français et de l’investisseur canadien Caisse de Dépôt et Placement du Québec (CDPQ).


Les deux groupes étaient entrés en discussions exclusives il y a plusieurs mois, mais les négociations avaient été suspendues en juillet dernier par une décision de la Cour suprême brésilienne qui exigeait que toutes les privatisations soient au préalable autorisées par le Congrès. Elles ont repris le mois dernier. Le document réglementaire de Petrobras indique que le consortium a présenté l’offre la plus importante pour le rachat de 90% de son réseau de gazoducs Transportadora Associada de Gás (TAG).


Cette vente doit encore être approuvée par les autorités de régulation, a précisé la société. Le prix inclut un remboursement anticipé de 800 millions de dollars d’une dette de TAG à la banque de développement BNDES, selon le document. Le réseau de gazoducs s’étend sur près de 4 500 km dans le nord-est du Brésil et couvre une dizaine d’Etats. Avec cette opération, Engie fait clairement du marché brésilien, le plus important derrière la France, l’une de ses priorités.


Objectif dettes. La compagnie publique pétrolière brésilienne était plus souvent assimilée au scandale de corruption qui porte son nom qu’à ses activités marquées par un contexte financier extrêmement difficile. Petrobras est en effet criblé de dettes et cherche à vendre près de 21 milliards de dollars d’actifs. Bloomberg indique que cette opération serait la plus importante jamais effectuée par Petrobras. En 2017, le groupe pétrolier avait déjà cédé Nova Transportadora do Sudeste pour 5,2 milliards de dollars.


Ce n’est pas la première opération en 2019 pour Engie. Le groupe français avait finalisé mi-mars la cession de sa participation de 69,1% dans le thaïlandais Glow au groupe Global Power Synergy Public Company (GPSC) pour un montant de 2,6 milliards d’euros. Avec cette opération, qui faisait suite à un premier contrat signé entre Engie et GSPC en juin 2018, le groupe français n’exploitera plus d’actifs au charbon dans la région Asie-Pacifique.


En outre, le charbon ne représentera plus que 6% de sa capacité de production d’électricité, contre 13% à fin 2015. Producteur indépendant d’énergie coté en Thaïlande, Glow possède et exploite des installations de production en Thaïlande et au Laos et compte 800 employés.


Source : www.lopinion.fr




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